Ces parents qui manquent de savoir-vivre.

Certaines personnes chialent contre les enfants qui font du bruit au resto, qui pleurent en avion, qui font des crises dans les allées d’épicerie…mais on ne peut pas leur en vouloir. Ce ne sont que des enfants.

Je suis maman de deux petites filles de 4 et 6 ans, mais sachez qu’avant ça,  j’ai été de celles que les cris d’enfants et les crises de bacon irritaient. Je  comprends, je sympathise même,  avec les sans-enfant. Mais écoutez bien, en tant que parents de petits monstres à  batteries, on fait notre gros possible pour leur apprendre à  bien agir en société. J’aime pas ca plus que toi quand ma fille crie « gros péteux »  dans l’allée des fruits et légumes. Mais je me répète,  ce ne sont que des enfants. Faudrait pas l’oublier.

Mais là…là là…je vais vous dire ce qui est encore plus irritant qu’un enfant en public. Ces parents qui manquent de savoir vivre. Parce que eux, ces parents, on peut pas leur pardonner le fait qu’ils ne sont que des enfants. Non non non, ils sont supposés avoir atteint l’âge de la raison (ça commence à  7 ans faque pas de défaite…).

Je m’explique. (respire Jeanne, respire…)

Admettons qu’on parle de l’avion, parce que c’est un des endroits où tu te sens toujours un peu cheap d’avoir un enfant (ou deux…) parce que tu veux donc pas qu’il dérange personne. Et bien, par expérience, je peux affirmer que tous les vols désagréables que j’ai fait mettaient en cause des parents.

Exemple…je suis allée à  Cancun en mars dernier. Mes filles ont regardé des films, mangé  des collations et dormi presque toute la durée du trajet. Tout le long, ça sentait le pète. Au début, je me disais que ça devait venir de mes filles, qu’elles avaient une petite fuite dans le tuyau à  gaz. Jusqu’à ce que j’entende les enfants de genre 8 et 10 ans dans le banc juste derrière dire à  leur père « Ouach, papa! T’as encore pété !  Ça  pu!!!! » Ah ben tab*¿#%@☆¡…il se trouvait drôle en plus. Pendant que moi, je suis là  à  accuser mentalement mes filles d’empester l’avion jusqu’au  cockpit, c’est le père d’en arrière qui se lâche lousse! Une toilette d’avion, c’est pas grand, mais si t’as envie de faire un numéro 2, c’est quand même plus approprié comme endroit. Je sais pas, y’avait peut-être mis une pull-up…

À  Noël dernier, on était au centre d’achat pour voir l’arrivée du Père-Noël. Suite au spectacle, la parade commence et nous étions invités à  y prendre part. Un peu plus loin, un lutin donnait des ballons à l’hélium. Je tiens mes filles par la main question de pas les perdre dans la foule et se rendre dans le calme jusqu’au dit lutin, quand une mamie, dans un excès de rage de poussette, me bouscule et me roule sur le pied afin de me dépasser,  pour être certaine d’avoir sa balloune avant moi. Les parents virent fous dès qu’il y a quelque chose de gratuit pour leur enfant, comme si tout à coup, leur survie en dépendait. Y’a qu’à  se rappeler la chasse aux cocos de Pâques à  Laval…

La semaine dernière, j’ai participé à une fête de quartier organisée par la ville de Beloeil. J’adore ces petites fêtes où tout le monde est joyeux et relax. J’attendais en file pour que mes filles aillent dans un jeu gonflable. Qui dit jeu gonflable dit file d’attente, ça vient ensemble. Mais les enfants aiment tellement ça, que 15-20 minutes à attendre, c’est rien. C’est alors qu’un petit garçon, de 20 mois environ, dépasse tout le monde. Et son père qui était de l’autre côté de la clôture,  au lieu de l’avertir, demande à  la grand-maman d’enlever ses souliers et d’y aller avec lui. Je lui dis donc gentiment deux  fois plutôt qu’une qu’il y a une file d’attente…il devait avoir une banane dans l’oreille, parce qu’il ne semblait pas m’entendre. La grand-mère et le petit garçon sont allés tout bonnement, comme ça, dans le jeu gonflable, passant devant tout le monde qui avait attendu patiemment leur tour. Le petit avait moins de deux ans, je peux comprendre qu’il se foute de dépasser les autres, mais le papa et la grand-mère…come on! Y’a des claques en arrière de la tête qui se perdent.

Et à  chaque fois que ce genre de situations arrivent, je suis déchirée entre le fait de me taire et laisser aller ou vraiment dire ce que je pense pour que justice soit faite.

Mais en même temps, j’me dis que si tu pètes librement dans un avion, que tu me pousses pour un ballon et que t’es pas capable d’attendre ton tour…tu comprendras sûrement pas ce que veut dire le savoir-vivre. 

__L’encre à la mère. 

 

« À bout » de la route!

Il y a deux genres d’enfants, ceux qui dorment en auto et ceux qui pleurent. Et il doit y avoir deux sortes de parents, des très patients et des menteurs. Parce qu’à  chaque fois que je dis que mes filles détestent faire de la route, je me fais dire des affaire du genre « Ah non,  moi ça va super bien, ils dorment tout le long » ou encore « ah…moi j’ai jamais eu de misère avec ça, ça toujours bien été.  »

Sachant ça, les miennes doivent avoir un sérieux problème de fabrication (et moi aussi…),  parce que dès qu’on dit qu’on va quelquepart, la première question c’est toujours de savoir si ça  va être long. J’ai  même dû inventer des comparatifs du genre, aller à  tel resto ça prend 10 minutes faque c’est comme le temps de prendre ton bain. Aller au mini-putt, c’est le temps d’une émission de Pat Patrouille. Aller chez papi et mamie, ça  prend 1h15…oui…ça va être long. Aller à  l’hotel Québec, c’est long comme 2 fois chez papi faque ça va être …pénible! Misère.

Bébé,  déjà,  ma grande détestait la voiture. Elle avait un problème de reflux gastro-oesophagien, et la position de son siège de bébé faisait en sorte qu’elle avait constamment mal. Douleur égal pleurs à s’en étouffer, donc je devais m’assoir derrière avec elle pour la réconforter et la surveiller. Par le fait même,  elle a pris l’habitude de ne jamais dormir lors de longs trajets. Je me souviens d’une fois où nous sommes allés en vacances dans Charlevoix. Elle avait 20 mois je crois. Quatre heures à  l’entendre placoter et d’entertainment non stop. C’est loin Charlevoix. Faut vraiment que t’aimes ça  les bélugas.

Ma plus petite, elle, dès qu’elle était dans son siège et ne nous voyait plus (pour les sans-enfant, le banc doit être tourné face vers l’arrière  la première année ), elle pleurait sa vie et se crinquait tellement que ça finissait en vomi. La joie. Parce qu’être obligés d’arrêter sur une autoroute à  3 voies en construction juste avant le pont à  Québec…c’est pas cool.  Surtout quand t’es dans la voie de gauche et que y’a pas d’accotement. Panique. Tu veux pas ça.  #odeurdevomiquébecmontreal 

Je l’sais pas comment ça  se passe pour les petits garçons, mais moi, j’ai des princesses. Des princesses pisse-minute. Pis tu peux pas dire non  à  un enfant qui a envie de pipi, donc tu trouves la première sortie disponible, genre au Madrid…pis une fois arrivé à la toilette, tu te rends compte que c’était un pipi magique et qu’il a disparu. Pis là, t’es pognée pour aller voir les dinosaures pis tu viens de créer un précédent que tu vas peut-être regretter. Parce que le  Madrid, tu le vois de loin avec sa grosse pancarte lumineuse.

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Madrid 2.0

Je le sais parce que quand j’étais jeune,le Madrid, c’était comme « the » attraction sur l’autoroute 20. Même pas parce qu’on y arretait, parce que je pense que j’y suis arrêter pour la première fois j’avais 20 ans #jaivunormandlamour ,mais parce que mon trip, c’était de commencer à  lire les annonces sur la grosse pancarte dès que j’étais  capable « Buffet…2 pour 1…spécial…essence… » pis je continuais à lire en regardant par la fenêtre d’en arrière même une fois passée. Le gros fun noir.

De nos jours, ça va sonner matante mais c’est vrai,les enfants ont besoin de jeux sur des tablettes, de télé et dvd intégrés au siège comme dans les avions, de livres, de dessins…ils en oublient même qu’il y a une fenêtre à  côté d’eux et que la vraie vie, elle se passe dehors, que c’est beau, que ya plein de choses à  voir.  Compter les voitures jaunes, lire les pancartes de sorties, regarder les formes dans les nuages…mais « non maman,  c’est full plate.  » Quand on étaient petits, oui, on trouvait ça long, on devait inévitablement   demander mille fois quand est-ce qu’on arrive? Mais dans mes souvenirs, de savoir qu’on faisait une sortie, qu’il y avait quelque chose au bout du chemin, ça valait la peine , plus que ce qu’il y aurait à faire  en te rendant. Maintenant,  c’est comme s’il fallait faire des sorties, mais sans faire la route. Non mais, j’ai tu fucking hâte qu’on invente la téléportation moi?

En auto, c’est moi qui cogne des clous.  C’est inévitable,je pogne le fixe et les yeux me tournent. Mais avec des petites filles qui chignent, qui ont des problèmes avec la foutu tablette, qui savent pu quoi faire mais qui veulent pas dormir, quand la fatigue embarque , ça  me gosse, ça me rend à  bout. Mais récemment,   j’ai trouver mon arme secrète,  ma délivrance pour un petit 15 minutes de silence pour  pouvoir dormir la bouche ouverte avec de la bave qui coule…

Le secret? De la gomme ! Vous allez me dire que ça  fait des caries, qu’on donne pas ça  à  des enfants…

Et bien moi je te dis MERCI inventeur de la gomme, parce que tu m’évites de reproduire la scène des Beaux-Malaises où Martin Matte crie « VOS YEULES!!!  » à  ses enfants…ça ferait pleurer mes filles.

__L’encre à la mère.