Quand on m’appelle « madame »…

Toi, le garçon qui emballe mon épicerie, je ne sais pas quel âge tu as…18 ans, 20 ans peut-être? On s’entend,  tu es clairement plus jeune que moi. 

Mais honnêtement,  tu me donnes quel âge? 

Ok, je pourrais presqu’être ta mère du haut de mes 34 ans (et demi…), mais quand tu m’appelles « madame », c’est plus fort que moi, les oreilles me frisent. J’ai comme un petit frisson. Une petite sueur froide qui me parcours l’échine. 

Moi, une madame? 

Ark.

Je le sais, c’est une question de politesse, de service à  la clientèle. Mais si on se croisait dans un autre contexte, genre au gym…je sais pas où, m’appellerais-tu « madame » aussi? #jeneveuxpasvraimentlesavoir

À partir de quel âge on devient une madame? 

Parce que moi, quand je me regarde, oui, je trouve que je vieilli. J’ai  des ridules autour des  yeux, quelques cheveux blancs sur lesquels la teinture s’entête à ne pas tenir, des enfants…mais au fond de mon coeur de jeune fille, je ne me sens pas comme une madame.

Je veux être une éternelle  mademoiselle

En tant que femme, on ne veut pas devenir des « madames ». 

Une madame, ça porte un manteau de fourrure, du rouge à lèvres  qui coule dans les plis de bord de bouche, ça  parle avec un petit accent français, ça se promène avec un chiwawa miniature dans sa sacoche et ça sent le parfum trop fort.

C’est pas que je trouve ça mal de vieillir, au contraire. Mentalement du moins. Mais avoir l’air d’une madame…ça non. 

C’est peut-être juste mon égo qui parle…

Je devrais sûrement accepter de ne plus être une petite jeune auprès de la nouvelle génération. Ce serait plus sage.

Mais ne t’avise pas de m’appeler « madame  »  si on se croise au gym et que tu veux savoir combien de séries il me reste à  faire sur ma machine.                     

Je pourrais être moins gênée qu’à l’épicerie…

                                                                                                       __L’encre à la mère 

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