Maman, le Coronavirus, c’est pas l’fun.

Non, en effet. Je dirais même que c’est plus que pas l’fun.

Comment tu expliques ça à tes enfants qu’elles ne reverront pas leur amis avant au moins un mois (j’essaie d’être optimiste) alors que ça fait déjà deux semaines qu’elles s’ennuient?

Comment tu justifies le fait qu’il ferait tellement beau pour aller jouer au parc mais qu’on peut pas?

Que ce serait ben l’fun d’aller courir ensemble mais que les souliers d’édu sont restés à l’école pis que les magasins sont fermés? Et le roman déjà commencé qui est resté dans le pupitre lui?

Que leurs bulletins qu’elles venaient juste de recevoir annoncaient une belle réussite scolaire pour l’année, mais qu’elles ne pourront sans doute même pas la terminer.

Comment tu leur expliques que l’épicerie qui est juste de l’autre bord de la rue…ben, elles peuvent pu y aller? Il manque de pain, oups…va falloir attendre la livraison de la commande qui arrivera pas avant vendredi…on est mardi et je l’ai commandé hier…

Comment tu expliques à tes filles que maintenant, passer de la maison à papa à chez maman, ça comporte plus de risques qu’avant? Que certains parents n’osent même plus le faire jusqu’à la fin de l’isolement?

Que maintenant, la grosse sortie du jour, c’est une promenade à pieds ou en auto?

Que ma grande va devoir garder ses broches et ses appareils dentaires deux mois (sinon plus…) que prévu car l’orthodontiste a annulé tous les rendez-vous?

Que s’habiller ne devient même plus une nécessité parce qu’anyway on ira pas ben ben loin?

Alors on fait comme on peut…

On lance un appel aux parents des amis pour qu’ils ajoutent leurs enfants sur Messenger Kids.

Le parc…bof, il est plein de « bouette »!

Les souliers de sport…on va prendre un guess pis en commander en ligne pis on verra bien. Le roman…dis-toi que pendant que toi tu ne le lis pas, moi je paie des frais de retard à la bibliothèque parce que ça faisait déjà un mois je te disais de le ramener à maison! lol

Pour l’école, maman va jouer à la prof pis on va se faire venir des cahiers d’activités. Mon rêve de petite fille va devenir réalité.

L’épicerie…euh, on fera le party quand on réussi à enfin pouvoir mettre des choses dans notre panier après avoir fait la file d’attente virtuelle pendant plus qu’une heure pour avoir accès à l’épicerie en ligne! Ça se fête.

On continu la garde partagée…mais je vous ai à l’oeil même si vous êtes chez votre père. #mèrepouleassumée

La sortie du jour à pieds ou en auto…au moins dites-vous qu’on peut encore le faire. Et ya tous ces arc-en-ciel dans les fenêtres à compter. Une chance.

Les broches…ouin, là je sais pas trop quoi te dire à part que tes dents vont être droites en ta!

Le pyjama toute la journée, ok! Mais au moins prend une douche pis mets en un propre…

Mais ce que je leur dis pas, c’est que même si maman fait des blagues avec tout ça, en dedans, c’est moins comique. Que des fois j’angoisse et j’ai envie de pleurer aussi. Que je sais pas combien de temps tout ça va durer mes amours. Que je sais pas si on va être contaminé même si on lave bien nos mains comme M. Arruda l’a montré. Que j’ai aucune idée comment va se dérouler votre prochaine année scolaire.

Que des fois je me dis que tout ça est un cauchemar pis que demain ça va être fini…mais non. Que je sais pas si je vais avoir encore un travail après tout ça.

Que je sais pas à quoi va ressembler notre vie d’après…

Donc on fait des arc-en-ciel. Des casses-têtes 1000 morceaux, des câlins plus qu’on en a besoin pis on rattrape ensemble le temps qui va toujours trop vite …en essayant de pas trop penser au temps qui reste devant. ❤️

#çavabienaller

__L’encre à la mère

Il suffit de choisir le bonheur…

Malheureusement, je ne peux pas dire que je suis exactement là où j’ai voulu être dans la vie; maman divorcée, deux enfants en garde partagée, en appartement. Non, j’avais imaginé ma vie autrement; femme épanouie, belle petite famille qui déborde de bonheur inconditionnel, fière propriétaire d’une maison en campagne. Mais j’assume.

J’assume, car là où je me trouve en ce moment, est le résultat de ce que je suis et de mes propres choix. Des bons comme des mauvais.

C’est si facile de rejeter le blâme sur autrui quand tout va mal. Bien plus facile que de se blâmer soit même. Mais comprenez-moi bien, quand je dis se blâmer, ça ne veut pas dire nécessairement qu’on ne vaut rien et que l’endroit où l’on se trouve ne pourra pas éventuellement être différent.

Cela veut tout simplement dire de réaliser et d’accepter que ce qui ne nous convient pas ou plus, que ce qui nuit à notre épanouissement dans la vie et notre bonheur, que la situation dans laquelle on se trouve, n’est pas la faute des autres.

Ni du gouvernement, ni de notre éducation, ni de nos proches, ni des gens qui nous ont fait du mal. Non. La seule personne responsable de notre malheur, c’est nous.

La preuve, pourquoi des personnes ayant fréquentées la même école, ayant grandit dans le même pays, la même société véhiculant certaines valeurs fondamentales ont des aspirations de vie totalement différentes et des réactions et auront surtout, et c’est là la clé…des réactions différentes face aux problèmes de la vie.

Pourquoi? À cause des choix qui nous y ont menés. Car dans la vie, ont a toujours le choix, peu importe d’où l’on vient.

On peut s’appitoyer sur son sort, attendre que les autres nous sauvent ou que la solution miracle nous saute au visage, jouer la victime.

Ce qui veut aussi dire aussi qu’on est responsable de notre bonheur. On a le choix de rester les deux pieds dans une situation qui ne nous convient pas ou d’aller vers le meilleur.

Car on a le choix en tant qu’être humain, de réaliser qu’on s’est tromper, qu’on a pris le mauvais chemin vers un avenir qui nous convient.

On dit que tous les chemins mènent à Rome…alors pourquoi ne pas se dire qu’on va tous finir par s’y rendre un jour ou l’autre, mais que des fois le GPS fait défaut et qu’il faut simplement faire une mise à jour…

Il faut se relever et vouloir changer notre histoire. Sans rancune envers nous même. Croire en nous-même, en nos capacités plutôt qu’en nos faiblesses.

Se choisir, pour le meilleur et non pour le pire…

__L’encre à la mère