L’amour au temps des appli-cul-tions de rencontres

Je me suis séparée il y a un an, du père de mes enfants. Pu habituée à la cruise moderne, je me suis prêtée au jeu des applications de rencontres…Tinder, Badoo, Zoosk, Happn,etc. Toutes le même principe; tu aimes la bette du gars tu swipes à droite, t’es pas sûre, tu swipes à gauche (plus souvent qu’autrement…)

Je ne vais pas mentir…j’ai eu mon lot de « dates ». De belles rencontres, des hommes qui sont devenus des amis, d’autres des amis avec bénéfices (ben quoi…on est en 2018, on va se dire les vraies affaires :p) . Des rencontres où j’aurais voulu pouvoir me sauver en courant. Des gars qui veulent me revoir mais qui ne sont pas capables de mettre des mots sur leurs attentes. Des rencontres où j’ai honnêtement pensé avoir trouvé l’amour et qui se sont transformées en relations de couple.

Mais dans ces cas là, ça s’est malheureusement terminé en peine d’amour. Le coeur brisé d’avoir cru en l’amour véritable alors que j’avais oublié la base…une application de rencontres que tu télécharges sur Play Store (je suis vendue Android 😜), ça reste un jeu, un divertissement.

Des rencontres faciles où, comme le principe de l’application elle-même, tu prends et tu jètes ensuite si ça fait pu ton affaire. Tu flushes l’autre quand bon te semble parce qu’anyway, c’est facile de même et que y’en aura d’autres (je l’ai fait aussi…shame on me).

Mais on ne joue pas avec l’amour. L’amour c’est précieux.

Encore là, faut-il savoir ce qu’aimer veut vraiment dire…parce que c’est pas parce que tu trouves que j’ai des belles fesses pis des beaux yeux que je suis la femme de ta vie tsé. Parce que si j’étais vraiment la femme de ta vie, tu voudrais les garder mes belles fesses pis mes beaux yeux. Tu ne me laisserais pas du jour au lendemain en me disant que je ne répond finalement pas à tes attentes et à l’image que tu t’étais faite de moi ou bien encore, que tu m’aimes mais que certaines choses t’empêchent de continuer, genre mes enfants alors que tu savais au départ que c’était un package deal (j’ai quelques crottes sur le coeur on dirait bien lol) .

Si j’étais la femme de ta vie, tu te serais battu pour me garder parce que moi, grande sensible ayant plein d’amour à donner, j’y croyais vraiment. Ça aurait pu être tellement beau…

Mais non, j’étais pas la femme de ta vie. Maintenant je le sais. Et c’est juste tant mieux.

Et tu sais quoi? À ta place j’enlèverais le « cherche relation sérieuse seulement » de ton profil d’appli-cul-tions de rencontres. Parce qu’on le sait tous et toutes au fond que tout ça n’a rien de sérieux.

C’est juste du fast-food pour le coeur…c’est bon sur le coup mais tu le regrettes souvent ensuite.

__L’encre à la mère

Maman, je comprends maintenant…

Avant d’être maman, je détestais que ma mère me dise : « Attends, tu vas voir quand tu vas avoir des enfants, tu vas comprendre! » Souvent, elle utilisait cette phrase lorsqu’elle était fâchée j’imagine. Honnêtement, je ne m’en souviens pas trop, parce que je n’y prêtais pas trop attention…

En fait, je ne la croyais juste pas. C’est comme l’autre jour, j’ai entendu une fille dire que ça l’énervait les mères qui pensent détenir la vérité sur plein de choses de la vie. Ben je pensais comme ça  aussi, avant. Avant de devenir moi-même une maman.

Parce que oui, y’a des affaires que tu peux pas savoir tant que t’es pas mère. Je dis « des », mais en réalité, c’est une même et unique vérité.

L’amour inconditionnel.

Ça fait quétaine,  mais c’est ça pareil. Parce que tu auras beau aimer ton chum, ton chat, ton chien ou tes amis, plus que tout au monde (c’est ce que tu pensais), tu te rends compte quand tu deviens maman, que jamais tu n’as autant aimé et que jamais tu n’aimeras autant que cet amour que tu as pour tes enfants. C’est grandiose comme amour. C’est magique. Ça  vit dans chaque cellule de ton corps, tout le temps.

Mais comme j’ignorais ça avant, je ne pouvais pas savoir ce que voulait dire ma mère quand elle me disait « tu vas voir… »

Mais maman, je comprends maintenant.

Toutes les fois où  tu m’as punie pour un mauvais comportement, parce que tu voulais faire de moi une personne respectueuse.

Toutes les fois où tu n’as pas voulu m’acheter une surprise à  l’épicerie, car tu voulais m’apprendre la valeur de l’argent.

Toutes les fois où tu m’as servie du foie de veau ou du boudin, parce que tu voulais faire de moi une femme forte et en santé. 

Toutes les fois où tu ne voulais pas que je sorte tard le soir, parce que tu voulais me protéger des dangers.

Toutes les fois où tu voulais que je range ma chambre, car tu voulais faire de moi une personne responsable.

Toutes les fois où tu as pris soin de moi, parce que tu t’inquiétais pour ma santé. 

Toutes les fois où tu m’as aimée sans nécessairement le dire avec des mots.

Toutes les fois, où en tant que femme, tu as dû faire des sacrifices pour mon bien.

Toutes les fois où tu as dû douter de toi en te demandant si ce que tu faisais était la bonne façon d’agir…

Ça n’a pas toujours dû être facile chaque jour. Parce que maintenant que je suis maman, je m’aperçois que ce n’est pas toujours évident. Je fais de mon mieux. Je fais ce que je peux. Mais y’a des jours, où je doute sérieusement de mes capacités maternelles.

Tsé,  le genre de journée où t’es pas trop d’humeur et qu’une fois les enfants couchés, tu tombes sur un article facebook de pseudo psychologue qui nomme les « X choses à ne jamais dire à  ton enfant« , pis que tu te rends compte que ces phrases à  éviter, tu les as pas mal toutes utilisées…dans la même journée.  Outch…

Est-ce que c’est ça que tu voulais dire? Est-ce qu’il t’es arrivé à  toi aussi, de brailler ta vie parce que tu te trouvais poche? Sûrement.

Mais comme moi, tu as dû  aussi te dire qu’être maman, c’est souvent une tâche ingrate. Qu’être maman, c’est se sentir coupable souvent. S’inquiéter tout le temps. Mais qu’au-delà des doutes, y’a l’amour. Cet amour qui survit à  toutes les petites erreurs de jugement de maman trop fatiguée qui a réagit un peu trop sur le coup de l’émotion.

Cet amour qui te déchire par moment le coeur et qui le lendemain d’une journée merdique, te le fais déborder parce que ta petite fille vient te faire un câlin en se réveillant pour te dire que t’es la meilleure maman du monde…

Mais tu  as continuer à  faire de ton mieux. Pis c’est pour ça que je t’aime et que maintenant, je comprends.❤

__L’encre à la mère

Ps. J’aime le boudin maintenant. Pire. J’essaie d’en faire manger à  mes filles. 😉

Quand le mal arrive en ville 

Un attentat, ça nous affecté tous, mais ça ne nous effraie pas tout à fait réellement tant que ça n’arrive pas chez nous.

Toutes ces attaques meurtrières  des dernières années, elles faisaient peur. Mais c’était ailleurs. On se pensait à  l’abri. On osait croire en cachette qu’on est différent dans notre beau pays et que ces choses-là ne nous arriveraient pas.

Mais l’être humain est influençable.  Où qu’il habite. 

On a l’impression d’avoir évolué, d’être devenu des êtres ayant la faculté de penser. Mais faut croire que certains sont restés  coincés au stade de la survie. 

Au point tel que même la religion devient un ennemi. Si l’autre ne pense pas comme toi, il devient une menace à  ton existence.

Je ne suis pas pratiquante. Je n’adhère à  aucune religion. C’est mon choix.

Je suis pour la liberté de penser. 

Mais si croire en une religion te rend meilleur et te permet de rendre le monde dans lequel tu vis meilleur aussi. Pourquoi pas?

Si pour toi croire en Dieu, quel qu’il soit, te paraît  inutile, tu as le droit aussi. Parce que tu penses que c’est ce qu’il y a de mieux pour toi. Par conséquent, ça devrait aussi  te rendre meilleur et faire du bien autour de toi. Pas vrai?

Juger quelqu’un par sa religion, c’est de la xénophobie. C’est avoir peur de se qu’on ne connaît pas, de ce qui est étranger et qu’on ne comprend pas.

Mais moi, ce que je ne comprends pas, c’est qu’on puisse entrer dans un lieu de culte et tirer sur des gens qui ne dérangeaient personne. Qui ne menaçaient personne. Des gens qui ont une famille qui les pleure maintenant.

Et le mal cette fois, il est venu de chez nous. De notre Québec tranquille qui semble inébranlable.

Je ne comprends pas qu’en semant la peur, on pense récolter le bien.
Est-ce qu’on peut agir en êtres humains qui luttent tous pour la même cause? 

Un monde où la paix et l’acceptation des différences seraient , dans notre coeur, la nouvelle grande religion universelle. ❤

« Imagine there’s no countries 

It isn’t hard to do

Nothing to kill or die for
And no religion, too
Imagine all the people
Living life in peace… You…

You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will be as one »  ___Imagine, John Lennon 🎵



                                                                                            __L’encre à la mère 

Ce petit sac à deuils que l’on doit porter…

Dans la vie, il y a toutes sortes de tabous. La mort en est un. Un gros.

Dès la petite enfance, c’est un sujet qui nous fait peur. Les grandes personnes évitent d’en parler aux petits de peur qu’ils ne comprennent pas…alors qu’eux-mêmes ont bien de la difficulté à  l’accepter..

En fait, on agit comme si ça  n’existait pas...comme si le fait de ne pas en parler faisait en sorte que  ça n’existera pas. Jamais. On ne veut pas mourir. On ne veut pas voir les gens qu’on aime partir. Parce que la mort, c’est pas réel…c’est pas tangible. On ne veut pas y croire. Croire que ça peut arriver.

Jusqu’à ce que ça  nous frappe en pleine face. Je dis « frappe », parce que lorsqu’on perd pour la première fois une personne qui nous est chère,  c’est l’effet que ça fait. Un énorme coup de poing dans le coeur. 

J’ai perdu mon père il y a 9 ans. Le 14 decembre. Juste avant Noël. Une crise cardiaque foudroyante à 65 ans. La derniere fois que je l’ai vu, c’était  un mois plus tôt, lors de mon anniversaire. Il est décédé sans avoir le temps de dire au revoir à  personne. Et sans que personne n’ait le temps de lui dire adieu. 

Et c’est là que tu te rends compte que la mort, quand ça te touche de façon plus personnelle, c’est pas si irréel que ça  . Que oui, ça  peut arriver à  n’importe qui, n’importe quand. Comme ça ,  sans raison ni crier gare.

Et le pire dans tout ça, c’est que plus tu vieillis, plus tu réalises que tu perdras les gens que tu aimes. Et de plus en plus. Parce que la mort, aussi ridicule que ça  puisse paraître à dire,  ça  fait partie de la vie… c’est une petite étincelle de Big Bang qui s’éteint quelquepart dans l’univers . 

 Un petit souffle d’âme qui s’envole on ne sait trop où

C’est à  ce moment-là  que tu rassembles ta peine, tes regrets, tes « j’aurais donc dû… », ton amour et tes souvenirs pour cette personne qui t’as quittée et que tu  mets tout ça dans ton petit sac à deuils. Au début, tu le détestes ce petit sac de malheur. Tu le gardes toujours  bien fermé parce que l’ouvrir ferait trop mal. Tu le places sur ton épaule, comme un petit baluchon qui avec le temps deviendra toujours un peu plus lourd à porter.

Mais même si son poids te fait courber un peu l’échine, qu’il rend parfois tes pas un peu plus pénibles pour aller de l’avant, dis-toi que quand tu t’ennnuies,  t’as le droit d’arrêter sur le bord du chemin et l’ouvrir pour y regarder un peu…

Parce que dans l’fond, ce qui fait peur dans la mort, c’est que tout ce qui subsiste, ce sont les souvenirs dans le coeur de ceux qui restent. Et la mémoire étant une faculté qui oubli ,  on a peur d’oublier. Que les traits du visage s’effacent, que le timbre de la voix s’estompe…que le temps ne se souvienne plus et qu’ un jour on ne se rappelle plus de l’essentiel…

Mais malgré ce qu’on pourrait croire, malgré la peine que suscite un départ , la vie est drôlement bien  faite. Car non, on n’oubliera jamais. Parce que bien que la mort soit intangible et incompréhensible ,  ce qui fut jadis était bien réel .  Et le temps n’efface rien.

Le temps adoucit la peine et le petit sac à  deuil devient plus lourd…mais plus lourd de souvenirs heureux. 

Alors oui, tu as le droit, quand la nostalgie te tiraille le coeur ,  de l’ouvrir ton petit sac. D’y replonger un peu. 

Parce qu’avec le temps, même si parfois ça  peut être  long, ce qui se cache dedans, c’est de plus en plus beau.

 En tout cas, aujourd’hui, je regarde dans le mien et ça me fait du bien…❤

                                                                                                  __L’encre à la mère 

« Est-ce qu’il fait ses nuits? »

Après un accouchement, il se passe un phénomène bien étrange que j’ai peine à comprendre ; le sommeil de ton bébé devient alors d’une importance capitale pour tout le monde. Je dis ça parce que « Est-ce qu’il fait ses nuits? » atteint le #1 au classement des questions redondantes qu’on entend (trop souvent) en tant que parents.

Si seulement c’était toi qui se levait la nuit pour changer la couche ou pour allaiter, je comprendrais un peu mieux ce que ça  change dans ta vie, mais sinon…

La cigogne devait m’en vouloir un peu, parce que mes filles n’aiment pas dormir. Quand ma première était bébé et qu’on me demandait si elle faisait ses nuits, je répondais que non. Avec le recul, j’aurais dû mentir et dire que oui,  parce que si par malheur ton bébé dort mal, s’ensuit le fameux discours du 5-10-15. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas cette technique supposement infaillible, il s’agit de coucher bébé et s’il pleure, retourner le voir après 5 minutes, ensuite attendre 10 minutes avant d’y retourner et ensuite 15 minutes…et normalement,  bébé s’est endormi et comme par magie, après une semaine gros max, ton petit fait ses nuits.

Et bien bravo à  ceux pour qui ce fut une réussite,  car ici ce fut un gros échec! Ma première pleurait et se fâchait tellement qu’elle en vomissait. C’est avec le coeur brisé que j’ai quand même essayer de faire le 5-10-15, sans succès.  Pis je me sentais poche parce que ça ne fonctionnait pas. Donc j’ai essayé d’autres trucs, comme de rester assise près du lit de bébé, à  lui flatter le dos et d’attendre qu’elle s’endorme sans la prendre, même si elle pleurait. Je peux vous dire que j’en ai passé des heures à pleurer autant qu’elle, épuisée et découragée de ne pas être capable de répondre aux standards de sommeil d’un bébé « normal ». Sentiment horrible et culpabilité terrible.

Et un jour, j’étais tannée de me battre pour coucher ma fille,  d’appréhender chaque soir l’heure du dodo. Triste que ma fille s’endorme en pleurant. Fatiguée de l’allaiter la nuit et perde mon temps de sommeil à  tenter de la recoucher dans son lit. J’ai lâché prise. Et le soir, je l’endormais au sein, en la berçant et la déposais dans son lit ensuite. Et elle finissait la nuit dans notre lit, pour que je puisse dormir aussi.

Pour ma deuxième fille, je n’ai même pas essayé le 5-10-15…direct au cododo! Elle chignait un peu, pas de problème ! Baisse un peu le haut de  pyjama, attrappe un sein et hop, retour aux pays des rêves. Pis comme ma plus grande se réveillait encore et qu’on ne voulait pas dormir à 4 dans un lit Queen,  on lui avait installé un petit matelas à côté de notre lit et elle venait y dormir si elle se réveillait. Elle a 6 ans et le matelas est toujours là d’ailleurs.

Et là, les commentaires sont devenus du genre de « Tu l’allaites encore la nuit? » (et ce même de la part de la pédiatre), « Y’est temps qu’elle dorme dans son lit… », etc.

Mais vous savez quoi…je m’en foutais! Dans mes oreilles, ce n’est que blablabla et blablabla.

Parce que moi, même si tu as 4 ans et que  tu t’endors dans mes bras à 10h le soir devant la télé, parce que t’as fait une sieste d’après-midi et que t’es pas fatiguée, ben j’aime ça. Sentir tes petits cheveux mouillés et me demander s’ils sentiront encore ça quand tu seras grande…mais je ne le saurai pas car tu ne t’endormira plus dans mes bras.

Parce que j’aime vous savoir près de moi la nuit quand je dors. Pas parce que je suis mère-poule,  mais parce que je suis plus du genre louve qui protège et veille sur ses petits. Parce que j’aime ça entendre votre respiration.

Savoir dès que vous faites de la fièvre parce que ta petite main chaude m’a touchée la joue.  Entendre tes petits bruits si par malheur en pleine nuit tu vomis…

T’entendre chigner et donner des coups de pieds en dormant parce que tu as mal aux jambes à  cause des douleurs de croissance. Vous grandissez tellement vite…

Et si le matin je me réveille avant vous et que vous êtes encore dans votre chambre, je ne peux pas m’empêcher de me lever pour aller voir si vous respirez encore…juste pour et certaine.

Mais tout ça,  ça  NOUS appartient. Non, mes filles de 4 et 6 ans ne font pas toujours « leurs nuits » (expression que j’haïs donc…)  Et puis? Ça  change quoi au final dans votre vie? Pensez-y la prochaine fois que vous oserez poser la question à  de nouveaux parents.

On connaît l’amour véritable lorsqu’on a la chance de le bercer chaque soir.❤

__L’encre à la mère.