Dire bye à 2020, la tête haute…

On attend impatiemment que l’année 2020 se termine, avec l’espoir que 2021 sera meilleure. Au fond, on se dit que ça ne pourra jamais être pire que l’année qui vient de passer.

Pour bien des gens, ça aura été une année des plus pénibles. Le confinement, l’incertitude, la peur de l’inconnu, l’isolement, des deuils, des ruptures amoureuses…j’ai comme l’impression que 2020 aura battu des records en quantité de larmes versées.

On se dit qu’en 2021, tout ira mieux. On efface et on recommence…

Mais la vie ça ne fonctionne pas comme ça, ça ne s’efface pas. Ça passe, oui, mais ça ne s’efface pas. Ça s’accumule.

Et le temps, c’est précieux. Le bon comme le mauvais.

Alors pourquoi ne pas voir 2020 comme un apprentissage? Ça n’a pas été facile j’en conviens, mais dans la vie , on a toujours le choix de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein.

Et dans mon cas, je préfère penser que 2020 a rempli mon verre un peu plus… d’expériences négatives pour la plupart. Mais des apprentissages qui feront qu’en 2021, mon verre va continuer de se remplir, mais de positif cette fois, car j’aurai appris de tout ça.

Et tu sais quoi? Contrairement à beaucoup de gens qui n’ont pas la chance d’être toujours là pour vivre les dernières heures de 2020, nous on a cette chance.

Alors prends une grande respiration et dit bye à 2020, la tête haute.

Et accueille la nouvelle année le coeur plus léger.

Et fais de ton mieux, ça ne pourra jamais être pire… 😉

_____L’encre à la mère

Noël…comme une pandémie de magie.

Oui, Noël sera différent cette année. Tout le monde s’entend là-dessus.

Les gens seuls seront peut-être encore plus seuls. Les célibataires vont une fois de plus être seuls au coin du feu. Les personnes ayant perdu un proche et qui ont déjà le coeur gros détesteront davantage Noël.

Mais tu sais quoi? Même si tu es seul, que tu pourras pas voir ta famille, que tu le sais pas si c’est le dernier Noël que tu aurais pu voir ta mère ou ton père, que tes enfants pourront pas voir leurs cousins pis leurs cousines, qu’on pourra pas se donner des maudits becs sur les joues, trop souvent proches de la bouche…ben Noël là, c’est dans ton coeur que ça se passe.

Parce que même si tu crois pu au Père-Noël depuis que tu as huit ans (peut-être dix si t’étais moins vite), ben la magie, elle, elle existe quand même.

On s’en tape de la Covid qui a scrappé l’année 2020 avec toutes ses angoisses et ses contraintes… appelles ta mère à qui tu téléphones probablement pas assez souvent. Dis lui que tu l’aimes.

Envoies des cartes de Noël à ceux qui t’en envoient jamais…envoies en même une au Père-Noël, tu pourrais être surpris de voir que même si tu y crois pu, lui il pense encore à toi.

Si t’es seul, fais toi des cadeaux…tu auras jamais été aussi satisfait même si tu sais déjà ce qu’il y a dedans.

Bust un peu ton budget pour faire plaisir à tes enfants pour qui l’année a été beaucoup plus difficile qu’on pense.

Fais-toi du ragoût de boulettes comme ta mère te faisait quand tu étais petit.

Regardes Ciné-cadeau en pyjama à pattes.

Bois un verre de vin devant ton feu de foyer qui crépite dans ta télé.

Va marcher pis écris des Joyeux Noël dans les pares-brises de chars enneigés, tu sais pas à qui tu pourrais faire plaisir…

Si t’as envie de pleurer parce que t’aimes quand même pas Noël ou que tu en as plein le cul de la Covid, ben vas-y pleures. Ça fait du bien, c’est comme un vaccin.

La magie de Noël, elle est là malgré toute la sombre année qu’on a eu. Plus que jamais, il ne fait pas la perdre…faut la répandre.

Une pandémie de magie et d’espoir que tout va bientôt aller mieux et que tu pourras serrer les gens que tu aimes dans tes bras.

Comment je le sais? Ma fille de 10 ans qui ne croit plus au Père-Noël lui a quand même écrit une lettre pour lui demander que la Covid cesse d’exister. Alors si c’est pas ça la magie…

Joyeux Noël tout le monde. Je serre tout le monde qui en a besoin dans mes bras. Prenez soins de vous.

___L’encre à la mère

Maman, le Coronavirus, c’est pas l’fun.

Non, en effet. Je dirais même que c’est plus que pas l’fun.

Comment tu expliques ça à tes enfants qu’elles ne reverront pas leur amis avant au moins un mois (j’essaie d’être optimiste) alors que ça fait déjà deux semaines qu’elles s’ennuient?

Comment tu justifies le fait qu’il ferait tellement beau pour aller jouer au parc mais qu’on peut pas?

Que ce serait ben l’fun d’aller courir ensemble mais que les souliers d’édu sont restés à l’école pis que les magasins sont fermés? Et le roman déjà commencé qui est resté dans le pupitre lui?

Que leurs bulletins qu’elles venaient juste de recevoir annoncaient une belle réussite scolaire pour l’année, mais qu’elles ne pourront sans doute même pas la terminer.

Comment tu leur expliques que l’épicerie qui est juste de l’autre bord de la rue…ben, elles peuvent pu y aller? Il manque de pain, oups…va falloir attendre la livraison de la commande qui arrivera pas avant vendredi…on est mardi et je l’ai commandé hier…

Comment tu expliques à tes filles que maintenant, passer de la maison à papa à chez maman, ça comporte plus de risques qu’avant? Que certains parents n’osent même plus le faire jusqu’à la fin de l’isolement?

Que maintenant, la grosse sortie du jour, c’est une promenade à pieds ou en auto?

Que ma grande va devoir garder ses broches et ses appareils dentaires deux mois (sinon plus…) que prévu car l’orthodontiste a annulé tous les rendez-vous?

Que s’habiller ne devient même plus une nécessité parce qu’anyway on ira pas ben ben loin?

Alors on fait comme on peut…

On lance un appel aux parents des amis pour qu’ils ajoutent leurs enfants sur Messenger Kids.

Le parc…bof, il est plein de « bouette »!

Les souliers de sport…on va prendre un guess pis en commander en ligne pis on verra bien. Le roman…dis-toi que pendant que toi tu ne le lis pas, moi je paie des frais de retard à la bibliothèque parce que ça faisait déjà un mois je te disais de le ramener à maison! lol

Pour l’école, maman va jouer à la prof pis on va se faire venir des cahiers d’activités. Mon rêve de petite fille va devenir réalité.

L’épicerie…euh, on fera le party quand on réussi à enfin pouvoir mettre des choses dans notre panier après avoir fait la file d’attente virtuelle pendant plus qu’une heure pour avoir accès à l’épicerie en ligne! Ça se fête.

On continu la garde partagée…mais je vous ai à l’oeil même si vous êtes chez votre père. #mèrepouleassumée

La sortie du jour à pieds ou en auto…au moins dites-vous qu’on peut encore le faire. Et ya tous ces arc-en-ciel dans les fenêtres à compter. Une chance.

Les broches…ouin, là je sais pas trop quoi te dire à part que tes dents vont être droites en ta!

Le pyjama toute la journée, ok! Mais au moins prend une douche pis mets en un propre…

Mais ce que je leur dis pas, c’est que même si maman fait des blagues avec tout ça, en dedans, c’est moins comique. Que des fois j’angoisse et j’ai envie de pleurer aussi. Que je sais pas combien de temps tout ça va durer mes amours. Que je sais pas si on va être contaminé même si on lave bien nos mains comme M. Arruda l’a montré. Que j’ai aucune idée comment va se dérouler votre prochaine année scolaire.

Que des fois je me dis que tout ça est un cauchemar pis que demain ça va être fini…mais non. Que je sais pas si je vais avoir encore un travail après tout ça.

Que je sais pas à quoi va ressembler notre vie d’après…

Donc on fait des arc-en-ciel. Des casses-têtes 1000 morceaux, des câlins plus qu’on en a besoin pis on rattrape ensemble le temps qui va toujours trop vite …en essayant de pas trop penser au temps qui reste devant. ❤️

#çavabienaller

__L’encre à la mère

Ça va bien aller…

Il aura peut-être fallu ça pour que l’on réalise.

Une guerre invisible entre la nature et l’humanité.

Une guerre où l’ennemi est si petit qu’on ne l’a pas vu venir, mais en même temps, si grand qu’on semble tellement, mais tellement plus petit que lui…

Les gens couraient chaque jour après leur temps. Il les a fait ralentir.

La nature souffrait de l’activité humaine. Il l’a purifiée.

Les parents n’avaient pas le temps de voir grandir leurs enfants. Il les a obligé à s’asseoir avec eux pour s’amuser.

Les enfants devenus adultes ne prenaient pas suffisamment le temps de téléphoner à leurs parents pour prendre des nouvelles . Il leur aura permis de s’inquiéter un peu plus de leur santé.

Les urgences des hôpitaux étaient engorgées de gens aux moindres petits bobos. Il leur aura fait comprendre que de restez chez soi pour se soigner est parfois le meilleur des remèdes.

Les enfants avaient oublié le vrai sens de s’amuser simplement. Il les aura fait sortir dehors ne serait-ce que pour retrouver le plaisir d’aller marcher et de dessiner des arc-en-ciel avec des craies de trottoir… d’avoir le privilège de respirer.

Les gens se pensaient invincibles. Il leur aura rappelé que la vie est pourtant si fragile

Les individus étaient habitués de se regarder le nombril. Il leur aura démontrer que même en restant chez soi, les hommes et les femmes n’auront jamais été plus forts que lorsqu’il se seront virtuellement tenus par la main.

Beaucoup se demandaient « mais où s’en va le monde? ». Il leur aura créé un futur différent, certe, mais ils le garderont toujours en souvenir…

Un souvenir qui aura un goût quelque peu amer, mais qui aura sans doute ouvert les yeux à tous sur ce qui semblait auparavant invisible…le vrai sens de la liberté.♥️

Courage,

Ça va bien aller…

__L’encre à la mère

J’ai mal à mon cœur de mère…

Que ce soit à la télé, à la radio, sur le web ou dans les journaux…on entend parlé que de cette histoire depuis quelques jours. Cette histoire horrible de la fillette de Granby âgée de seulement 7 ans, décédée suite aux séquestrations faites par son propre père et sa conjointe.

Étant maman de deux petites filles dont une qui aura très bientôt 7 ans aussi, je dois avouer que lorsque j’entend la nouvelle, je suis déchirée entre l’envie de fermer la radio et d’écouter en détails les faits. Parce qu’autant j’ai mal à mon cœur de maman de penser qu’on peut faire une telle chose à son enfant, autant je veux connaître le fond des choses pour pouvoir mieux détester cet homme…

C’est d’autant plus difficile pour moi de faire la part des choses dans ma tête car étant technicienne en travail social de formation, on m’a apprise à ne pas porter de jugements. On ne connaît pas toute son histoire, ce qui l’a poussé à faire une telle horreur. On ne sait pas exactement toutes les interventions qui ont été posées par la Protection de la Jeunesse, la Commission scolaire, la Sûreté du Québec, les proches, etc. L’alarme avait pourtant été sonnée à plusieurs reprises comme quoi la fillette n’aurait pas dû vivre avec son père. Mais…

J’ai fait un stage de 4 mois à la DPJ…j’en ai vu de toutes les couleurs. J’ai pris des signalements téléphoniques, entendu des choses que j’aurais préféré ne jamais entendre. Pas retenu certains signalements car ils manquaient certains points pour pouvoir les retenir et aller de l’avant pour effectuer une visite surprise. Je suis entrée chez des gens que je ne connaissais pas malgré le fait qu’ils n’étaient pas contents de me voir (c’est ça ou on appelait la police…), ouvert leur frigo, poser des questions aux parents qui m’ouvraient parfois la porte en pyjama ou avec les deux pieds dans le pipis de chat pis des petites mouches noires qui leur tournaient autour de la tête. J’ai questionner des enfants en pleurs à l’école pour savoir si leurs parents les battaient…remonter leurs manches de chandails pour vérifier s’ils avaient des bleus ou des marques.

Et malgré que parfois j’avais le sentiment que l’enquête aurait dû se poursuivre, ça s’arrêtait là. Parce qu’il y a des règles à respecter, des étapes à suivre, des protocoles…etc. Alors c’est difficile pour moi de mettre le blâme sur les intervenants qui auraient peut-être mal fait leur travail…mais ce que je sais, c’est que ces personnes là ramènent chaque soir des histoires d’horreur et un peu de culpabilité à la maison. Faut être fait fort pour faire ce travail, je vous le dis. Et si quelqu’un à quelque chose à se reprocher dans cette désolante histoire, soyez sans crainte qu’elle le sait très bien…

Mais ça, c’était le côté rationnel…

Et là, je n’ai pas envie d’être rationnelle.

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Parce que mon cœur de mère, lui, n’arrive juste pas à comprendre comment on peut en arriver là. Comment on peut faire autant de mal à un enfant. À son propre enfant. Une petite fille qui n’aura pu profiter de la vie que 7 petites années. Et ça aura été des années de misère et de souffrance.

Alors qu’un papa se doit d’être là pour protéger sa fille, lui montrer comment un homme se doit d’agir avec une femme, lui montrer ce qu’est l’amour véritable…elle aura vécu ses derniers jours sûrement sans comprendre ce qui se passait et le cœur tellement, mais tellement rempli de chagrin et de douleur.

Aucun enfant sur cette terre ne devrait vivre de telles atrocités.

Aucun parent dans ce monde ne devrait avoir le droit de porter le titre de « parent » s’il est prêt à faire de telles obscénités.

Je pense à mes filles, à tout l’amour que j’ai pour elles…et c’est les larmes aux yeux et les dents serrées que j’aimerais, en tant que maman, envoyer le même amour à cette fillette qui n’en a pas eu assez.

Et je vous invite à en faire de même…❤

__L’encre à la mère

Quand le mal arrive en ville 

Un attentat, ça nous affecté tous, mais ça ne nous effraie pas tout à fait réellement tant que ça n’arrive pas chez nous.

Toutes ces attaques meurtrières  des dernières années, elles faisaient peur. Mais c’était ailleurs. On se pensait à  l’abri. On osait croire en cachette qu’on est différent dans notre beau pays et que ces choses-là ne nous arriveraient pas.

Mais l’être humain est influençable.  Où qu’il habite. 

On a l’impression d’avoir évolué, d’être devenu des êtres ayant la faculté de penser. Mais faut croire que certains sont restés  coincés au stade de la survie. 

Au point tel que même la religion devient un ennemi. Si l’autre ne pense pas comme toi, il devient une menace à  ton existence.

Je ne suis pas pratiquante. Je n’adhère à  aucune religion. C’est mon choix.

Je suis pour la liberté de penser. 

Mais si croire en une religion te rend meilleur et te permet de rendre le monde dans lequel tu vis meilleur aussi. Pourquoi pas?

Si pour toi croire en Dieu, quel qu’il soit, te paraît  inutile, tu as le droit aussi. Parce que tu penses que c’est ce qu’il y a de mieux pour toi. Par conséquent, ça devrait aussi  te rendre meilleur et faire du bien autour de toi. Pas vrai?

Juger quelqu’un par sa religion, c’est de la xénophobie. C’est avoir peur de se qu’on ne connaît pas, de ce qui est étranger et qu’on ne comprend pas.

Mais moi, ce que je ne comprends pas, c’est qu’on puisse entrer dans un lieu de culte et tirer sur des gens qui ne dérangeaient personne. Qui ne menaçaient personne. Des gens qui ont une famille qui les pleure maintenant.

Et le mal cette fois, il est venu de chez nous. De notre Québec tranquille qui semble inébranlable.

Je ne comprends pas qu’en semant la peur, on pense récolter le bien.
Est-ce qu’on peut agir en êtres humains qui luttent tous pour la même cause? 

Un monde où la paix et l’acceptation des différences seraient , dans notre coeur, la nouvelle grande religion universelle. ❤

« Imagine there’s no countries 

It isn’t hard to do

Nothing to kill or die for
And no religion, too
Imagine all the people
Living life in peace… You…

You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will be as one »  ___Imagine, John Lennon 🎵



                                                                                            __L’encre à la mère 

Maman retourne à l’école!

Ce n’était pas dans mon plan de vie d’être un jour maman à  la maison. Mais la vie et les circonstances ont fait en sorte que je le suis depuis quelques mois et au moins pour la prochaine année. 

Quand on se retrouve sans emploi, on se retrouve face à  un vide. Et pour le combler ce vide là,  et bien on se remet en question. Sur notre métier,  sur ce qu’on désir comme avenir, sur nos passions…bref, ça  chamboule pas mal d’affaires.

Et comme je ne suis pas du genre à  me morfondre et me tourner les pouces, j’ai voulu rentabiliser mon temps disponible. Je me suis dit « Pourquoi pas un retour aux études? »

Bon, avec une petite puce de 4 ans qui ne va pas à  la garderie et une autre en première année,  pas question pour moi de retourner asseoir mes fesses sur un banc d’école. 

Alors j’ai reluquer du côté de l’université à  distance,  la TÉLUQ pour ne pas la nommer. Tu choisis ton domaine, ton nombre de cours et tu étudies « relativement » à  ton rythme, en ayant tout de même des échéances,  on s’entend.

Donc bing bang,  pas de niaisage,  je fonce et je m’inscris! Deux cours dans le cadre d’un certificat. Toute heureuse, le coeur un peu juvénile de retourner aux études à  34 ans. Je suis confiante, tout ira bien. Le self estime au top du top!

Et la semaine dernière,  j’ai reçu mes documents d’études. Jusque là,  tout va encore bien. C’est excitant. Heille, j’ai même une carte étudiante!!🤓

Et hier matin, date officielle de début de trimestre d’hiver, j’ai ouvert mes manuels d’études. Lu les descriptions de cours,  pris connaissance des travaux à  remettre…et j’ai capoté. Mais solide…

Tsé,  quand ça fait 13 ans que t’as pas étudier de façon sérieuse, t’as un peu oublié ce que c’était.   Les dissertations,  les textes argumentatifs,  la recherche de documentation,  les travaux à  remettre à  temps…

Pis là,  tu te rappelles comment t’étais heureuse d’avoir finit ton DEC. 

Parce que quand tu vas au cegep ou à l’université,  que tu es « dans le bain »comme on dit, tu as une tonne de travaux, mais c’est ça ta vie. Ton univers tourne autour de ça. Mais quand tu as travaillé,  que tu as une famille, des occupations et des obligations, faire une place aux études,  c’est pas si évident. Ça fait peur.

Surtout à  distance, parce que tu dois t’organiser seule avec ton horaire pour respecter le rythme d’études proposé. Ça  implique aussi être capable de faire des lectures en te faisant interrompre aux 2 minutes, de  devoir mettre des priorités sur des choses du genre  « Est-ce que je joue aux petits bonhommes avec ma fille, je lave la salle de bain ou je déprime en voyant le ménage à faire mais je tente de lire? »

Bref, hier matin, j’étais vraiment découragée.

Retourner aux études à  mon âge…veux-tu ben me dire à  quoi j’ai pensé?😨

Mais aujourd’hui, je eu le courage de jeter un autre coup d’oeil à  toute ma paperasse. J’ai étudier comme j’ai pu, le temps que j’ai pu. Pis j’me dis que si dans le temps j’ai réussi, je dois pas être plus conne qu’avant. 

Quel exemple je donnerais à  mes filles (qui trouvent ça bien drôle que leur maman retourne à  l’école)  si j’abandonnais par peur de l’échec et de la nouveauté?

Non, je veux que mes filles comprennent l’importance de croire en elles et leurs capacités , de ne pas avoir peur du changement et d’aller toujours vers l’avant dans la poursuite de leurs rêves. 

Ce ne sera peut-être pas facile, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre!

                                                                                                __L’encre à la mère 

Une promesse plutôt qu’une résolution.

J’ai toujours trouvé très drôles les gens qui attendent le 1er janvier de l’année suivante afin de prendre une résolution…

Je comprends qu’au jour de l’an, on fait le bilan de l’année qui s’achève. On prend conscience de ce qui a été moins bien et aussi de ce qui a fait parti du beau. On se dit que l’année qui arrive est l’occasion d’enfin changer les choses. Comme un vent de renouveau. 

Mais je me demande toujours…pourquoi attendre au 1er janvier?

Parce que même si ce n’est pas toujours facile à appliquer, si quelque chose ne te plaît pas dans ta vie, ça ne devrait pas attendre. Si tu veux être plus en santé,  ça ne devrait pas attendre non plus. Si tu veux être plus heureux…ça ne devrait surtout pas attendre. 

Selon les statistiques, environ 30 % des Québécois prennent une résolution. Environ 53% de ce 30% les tiendront.  C’est donc dire qu’environ 15% des Québécois réalisent vraiment leur résolution. C’est mieux que rien, mais c’est pas beaucoup quand même.

 Pourquoi ? Selon moi, c’est qu’une résolution le 1er janvier, c’est pris après trop de soirées bien arrosées. Quand t’as l’âme fatiguée. Ça l’air gros. Ça devient plus comme une obligation qu’on se donne un peu à reculons (alors qu’on devrait aller de l’avant…) et que l’on devra respecter tout au long de l’année…

Lorsqu’on arrive pas à  tenir notre résolution, on est déçu. C’est un échec. On a pas été capable d’arrêter de fumer, pas été au gym aussi souvent que prévu,  pas été capable de se priver de dessert, pas pris assez de temps pour soi… Et souvent, ça  implique un peu le jugement des autres. Car étrangement, même si une résolution devrait être très personnelle, on la clâme souvent haut et fort.

Et si on se faisait plutôt une promesse? 

Si on se promettait que tout au long de la nouvelle année, on prendra soin de soi? 

Des autres aussi, bien sûr.  Mais pour être présent et attentif aux besoins des autres,  on doit d’abord combler nos propres besoins et être bien avec soi-même. On a trop souvent tendance à  s’oublier alors que la seule personne qui fera de cette nouvelle année une meilleure que la dernière,  c’est nous-même. 

Promettons-nous seulement de nous respecter,  dans nos besoins et nos désirs en constante évolution. De ne pas avoir peur de  sortir de notre zone de confort si nécessaire afin de faire certains changements dans notre vie. De s’aimer et de rester soi-même, avec nos forces et nos faiblesses. De croire en nos rêves et de développer nos passions. D’apprécier la vie, avec ses hauts et ses bas. 

Ne faites pas partie des statistiques et de toutes ces résolutions non tenues.

Soyez seulement à la hauteur de vos attentes.

                                      Bonne année! 😉

                                                                                             __L’encre à la mère 

Parler de moi…mais pourquoi?

Secrètement,  j’ai toujours eu envie d’avoir un blog personnel car j’adore écrire.

Un jour, je discutais avec un ami peintre. Il me disait qu’il aimait lire les textes qui accompagnent mes toiles,  que je devrais écrire plus. À propos de moi, de ma vie, mes histoires… Je lui ai dit : « Parler de moi? Je ne vois pas ce que les gens trouveraient d’intéressant là-dedans. Ma vie est ben ordinaire. »

Il m’a répondu que beaucoup de gens se sentent seuls.  Parfois,  sans qu’on s’en doute, une petite chose que l’on vit et que l’on partage va toucher quelqu’un…et parfois, cette petite chose qui l’a rejoint fait une grosse différence dans sa vie.

Ah ben ça alors…sans le savoir, il venait de dire « la chose » qu’il fallait pour que je me lance et commence à  partager des textes sur mon blog L’encre à la mère. 

C’est pas que ma vie est plus intéressante ou plus belle que la vôtre…loin de là. Et ce n’est pas le but de mon blog.

Je n’ai pas envie de vous faire part de tous mes hauts et mes bas même si j’ai souvent l’impression que ma vie n’est faite que de ça. Une grosse montagne russe d’émotions. Mais  je me suis aperçue qu’en partageant mes pensées,  mes anecdotes, mes angoisses, mes joies…ça faisait réagir les gens.

Parce que dans le fond, même si on a l’impression d’être parfois tout seul à  vivre ce que l’on vit, ben je me rend compte à  travers les commentaires des gens, qu’on vit pas mal tous les mêmes affaires.

La différence je crois,  c’est ce qu’on en fait.

Alors si ce que je pense  ou ce  que je vis peut aider quelqu’un, tant mieux. Chacun y trouve son compte.

On m’a déjà demandé si je recevais parfois des commentaires négatifs suite à la publication d’un texte. Oh que oui!! Et c’est normal. On ne peut pas tous avoir la même opinion sur tout. Et je respecte ça.  Comme j’ai le choix aussi de publier ou non les commentaires désobligeants…

Bref, ce que je veux dire,  c’est qu’aujourd’hui,  avec les réseaux sociaux,  on a la chance de pouvoir atteindre plus de gens, de partager un peu notre vécu. Alors si vous avez envie de parler de quelque chose,  ne vous demandez pas si ça va plaire ou non, faites-le!

D’abord pour vous, car l’écriture est un exutoire extraordinaire.

 Et ensuite, qui sait, vous ferez peut-être la différence dans la vie de quelqu’un qui avait juste besoin que l’on mette des mots sur ce qu’il vit.  ❤

                                                                                            __L’encre à la mère 

Ce petit sac à deuils que l’on doit porter…

Dans la vie, il y a toutes sortes de tabous. La mort en est un. Un gros.

Dès la petite enfance, c’est un sujet qui nous fait peur. Les grandes personnes évitent d’en parler aux petits de peur qu’ils ne comprennent pas…alors qu’eux-mêmes ont bien de la difficulté à  l’accepter..

En fait, on agit comme si ça  n’existait pas...comme si le fait de ne pas en parler faisait en sorte que  ça n’existera pas. Jamais. On ne veut pas mourir. On ne veut pas voir les gens qu’on aime partir. Parce que la mort, c’est pas réel…c’est pas tangible. On ne veut pas y croire. Croire que ça peut arriver.

Jusqu’à ce que ça  nous frappe en pleine face. Je dis « frappe », parce que lorsqu’on perd pour la première fois une personne qui nous est chère,  c’est l’effet que ça fait. Un énorme coup de poing dans le coeur. 

J’ai perdu mon père il y a 9 ans. Le 14 decembre. Juste avant Noël. Une crise cardiaque foudroyante à 65 ans. La derniere fois que je l’ai vu, c’était  un mois plus tôt, lors de mon anniversaire. Il est décédé sans avoir le temps de dire au revoir à  personne. Et sans que personne n’ait le temps de lui dire adieu. 

Et c’est là que tu te rends compte que la mort, quand ça te touche de façon plus personnelle, c’est pas si irréel que ça  . Que oui, ça  peut arriver à  n’importe qui, n’importe quand. Comme ça ,  sans raison ni crier gare.

Et le pire dans tout ça, c’est que plus tu vieillis, plus tu réalises que tu perdras les gens que tu aimes. Et de plus en plus. Parce que la mort, aussi ridicule que ça  puisse paraître à dire,  ça  fait partie de la vie… c’est une petite étincelle de Big Bang qui s’éteint quelquepart dans l’univers . 

 Un petit souffle d’âme qui s’envole on ne sait trop où

C’est à  ce moment-là  que tu rassembles ta peine, tes regrets, tes « j’aurais donc dû… », ton amour et tes souvenirs pour cette personne qui t’as quittée et que tu  mets tout ça dans ton petit sac à deuils. Au début, tu le détestes ce petit sac de malheur. Tu le gardes toujours  bien fermé parce que l’ouvrir ferait trop mal. Tu le places sur ton épaule, comme un petit baluchon qui avec le temps deviendra toujours un peu plus lourd à porter.

Mais même si son poids te fait courber un peu l’échine, qu’il rend parfois tes pas un peu plus pénibles pour aller de l’avant, dis-toi que quand tu t’ennnuies,  t’as le droit d’arrêter sur le bord du chemin et l’ouvrir pour y regarder un peu…

Parce que dans l’fond, ce qui fait peur dans la mort, c’est que tout ce qui subsiste, ce sont les souvenirs dans le coeur de ceux qui restent. Et la mémoire étant une faculté qui oubli ,  on a peur d’oublier. Que les traits du visage s’effacent, que le timbre de la voix s’estompe…que le temps ne se souvienne plus et qu’ un jour on ne se rappelle plus de l’essentiel…

Mais malgré ce qu’on pourrait croire, malgré la peine que suscite un départ , la vie est drôlement bien  faite. Car non, on n’oubliera jamais. Parce que bien que la mort soit intangible et incompréhensible ,  ce qui fut jadis était bien réel .  Et le temps n’efface rien.

Le temps adoucit la peine et le petit sac à  deuil devient plus lourd…mais plus lourd de souvenirs heureux. 

Alors oui, tu as le droit, quand la nostalgie te tiraille le coeur ,  de l’ouvrir ton petit sac. D’y replonger un peu. 

Parce qu’avec le temps, même si parfois ça  peut être  long, ce qui se cache dedans, c’est de plus en plus beau.

 En tout cas, aujourd’hui, je regarde dans le mien et ça me fait du bien…❤

                                                                                                  __L’encre à la mère