J’ai mal à mon cœur de mère…

Que ce soit à la télé, à la radio, sur le web ou dans les journaux…on entend parlé que de cette histoire depuis quelques jours. Cette histoire horrible de la fillette de Granby âgée de seulement 7 ans, décédée suite aux séquestrations faites par son propre père et sa conjointe.

Étant maman de deux petites filles dont une qui aura très bientôt 7 ans aussi, je dois avouer que lorsque j’entend la nouvelle, je suis déchirée entre l’envie de fermer la radio et d’écouter en détails les faits. Parce qu’autant j’ai mal à mon cœur de maman de penser qu’on peut faire une telle chose à son enfant, autant je veux connaître le fond des choses pour pouvoir mieux détester cet homme…

C’est d’autant plus difficile pour moi de faire la part des choses dans ma tête car étant technicienne en travail social de formation, on m’a apprise à ne pas porter de jugements. On ne connaît pas toute son histoire, ce qui l’a poussé à faire une telle horreur. On ne sait pas exactement toutes les interventions qui ont été posées par la Protection de la Jeunesse, la Commission scolaire, la Sûreté du Québec, les proches, etc. L’alarme avait pourtant été sonnée à plusieurs reprises comme quoi la fillette n’aurait pas dû vivre avec son père. Mais…

J’ai fait un stage de 4 mois à la DPJ…j’en ai vu de toutes les couleurs. J’ai pris des signalements téléphoniques, entendu des choses que j’aurais préféré ne jamais entendre. Pas retenu certains signalements car ils manquaient certains points pour pouvoir les retenir et aller de l’avant pour effectuer une visite surprise. Je suis entrée chez des gens que je ne connaissais pas malgré le fait qu’ils n’étaient pas contents de me voir (c’est ça ou on appelait la police…), ouvert leur frigo, poser des questions aux parents qui m’ouvraient parfois la porte en pyjama ou avec les deux pieds dans le pipis de chat pis des petites mouches noires qui leur tournaient autour de la tête. J’ai questionner des enfants en pleurs à l’école pour savoir si leurs parents les battaient…remonter leurs manches de chandails pour vérifier s’ils avaient des bleus ou des marques.

Et malgré que parfois j’avais le sentiment que l’enquête aurait dû se poursuivre, ça s’arrêtait là. Parce qu’il y a des règles à respecter, des étapes à suivre, des protocoles…etc. Alors c’est difficile pour moi de mettre le blâme sur les intervenants qui auraient peut-être mal fait leur travail…mais ce que je sais, c’est que ces personnes là ramènent chaque soir des histoires d’horreur et un peu de culpabilité à la maison. Faut être fait fort pour faire ce travail, je vous le dis. Et si quelqu’un à quelque chose à se reprocher dans cette désolante histoire, soyez sans crainte qu’elle le sait très bien…

Mais ça, c’était le côté rationnel…

Et là, je n’ai pas envie d’être rationnelle.

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Parce que mon cœur de mère, lui, n’arrive juste pas à comprendre comment on peut en arriver là. Comment on peut faire autant de mal à un enfant. À son propre enfant. Une petite fille qui n’aura pu profiter de la vie que 7 petites années. Et ça aura été des années de misère et de souffrance.

Alors qu’un papa se doit d’être là pour protéger sa fille, lui montrer comment un homme se doit d’agir avec une femme, lui montrer ce qu’est l’amour véritable…elle aura vécu ses derniers jours sûrement sans comprendre ce qui se passait et le cœur tellement, mais tellement rempli de chagrin et de douleur.

Aucun enfant sur cette terre ne devrait vivre de telles atrocités.

Aucun parent dans ce monde ne devrait avoir le droit de porter le titre de « parent » s’il est prêt à faire de telles obscénités.

Je pense à mes filles, à tout l’amour que j’ai pour elles…et c’est les larmes aux yeux et les dents serrées que j’aimerais, en tant que maman, envoyer le même amour à cette fillette qui n’en a pas eu assez.

Et je vous invite à en faire de même…❤

__L’encre à la mère

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La revanche des poules

L’autre jour, je roulais en direction de la bibliothèque municipale avec mes filles quand soudain, un nid de poule immense et sorti de nul part a littéralement englouti mon pneu avant droit. J’ai crié et serrer les dents, ma petite de 6 ans a failli s’étouffer avec sa gomme et ma grande de 9 ans m’a dit que ça a cogné tellement fort qu’elle en a eu le souffle coupé pendant « les plus longues secondes de son existence ». Mais je me dis que…

Chaque printemps, quand Pâques est à nos portes, c’est pareil. Et pourtant, on s’en étonne chaque année.

Mais quand comprendrons-nous enfin que ces innocents volatiles en ont assez qu’on roule dans leurs nids si durement creusés à chaque dégel printanier? Combien d’autobus scolaire resteront pris au piège dans des nids de poule? Tsé quand les poules sont rendues à faire des attentats de masses contre les enfants pour faire entendre leurs droits…ça va pas ben au Québec.

Et les automobilistes sont là à se plaindre que la route pour se rendre au travail leur prend plus de temps le matin car les gens doivent éviter les nids de poules. Ils se plaignent de crevaisons parce qu’un nid de poule était un peu trop profond…comme si ce sont eux qui sont les victimes dans tout ça.katmere_528041_h

Les poules ne font que préparer gentiment leurs nids pour pondre les œufs de Pâques que nos enfants récolteront lors de cette fête tant attendue. Œufs qui donneront vie à cette précieuse progéniture de poussins de Pâques.  Et nous, pauvres égoïstes, pensons à nos voitures et à notre temps si précieux…alors que l’on pourrait simplement adopter de meilleures techniques de conduite pour éviter les inévitables nids de poules.

Vous pouvez continuer de chialer, de crier haut et fort que les Cols Bleus font mal leur boulot de « patchage de trous », de penser que les routes sont moins trouées chez nos voisins ontariens. Mais ne venez pas pleurer le matin Pâques lorsque vous devrez expliquer à vos enfants pourquoi Jeannot Lapin n’a pas été très généreux sur les œufs en chocolat cette année…

___L’encre à la mère

 

L’amour au temps des appli-cul-tions de rencontres

Je me suis séparée il y a un an, du père de mes enfants. Pu habituée à la cruise moderne, je me suis prêtée au jeu des applications de rencontres…Tinder, Badoo, Zoosk, Happn,etc. Toutes le même principe; tu aimes la bette du gars tu swipes à droite, t’es pas sûre, tu swipes à gauche (plus souvent qu’autrement…)

Je ne vais pas mentir…j’ai eu mon lot de « dates ». De belles rencontres, des hommes qui sont devenus des amis, d’autres des amis avec bénéfices (ben quoi…on est en 2018, on va se dire les vraies affaires :p) . Des rencontres où j’aurais voulu pouvoir me sauver en courant. Des gars qui veulent me revoir mais qui ne sont pas capables de mettre des mots sur leurs attentes. Des rencontres où j’ai honnêtement pensé avoir trouvé l’amour et qui se sont transformées en relations de couple.

Mais dans ces cas là, ça s’est malheureusement terminé en peine d’amour. Le coeur brisé d’avoir cru en l’amour véritable alors que j’avais oublié la base…une application de rencontres que tu télécharges sur Play Store (je suis vendue Android 😜), ça reste un jeu, un divertissement.

Des rencontres faciles où, comme le principe de l’application elle-même, tu prends et tu jètes ensuite si ça fait pu ton affaire. Tu flushes l’autre quand bon te semble parce qu’anyway, c’est facile de même et que y’en aura d’autres (je l’ai fait aussi…shame on me).

Mais on ne joue pas avec l’amour. L’amour c’est précieux.

Encore là, faut-il savoir ce qu’aimer veut vraiment dire…parce que c’est pas parce que tu trouves que j’ai des belles fesses pis des beaux yeux que je suis la femme de ta vie tsé. Parce que si j’étais vraiment la femme de ta vie, tu voudrais les garder mes belles fesses pis mes beaux yeux. Tu ne me laisserais pas du jour au lendemain en me disant que je ne répond finalement pas à tes attentes et à l’image que tu t’étais faite de moi ou bien encore, que tu m’aimes mais que certaines choses t’empêchent de continuer, genre mes enfants alors que tu savais au départ que c’était un package deal (j’ai quelques crottes sur le coeur on dirait bien lol) .

Si j’étais la femme de ta vie, tu te serais battu pour me garder parce que moi, grande sensible ayant plein d’amour à donner, j’y croyais vraiment. Ça aurait pu être tellement beau…

Mais non, j’étais pas la femme de ta vie. Maintenant je le sais. Et c’est juste tant mieux.

Et tu sais quoi? À ta place j’enlèverais le « cherche relation sérieuse seulement » de ton profil d’appli-cul-tions de rencontres. Parce qu’on le sait tous et toutes au fond que tout ça n’a rien de sérieux.

C’est juste du fast-food pour le coeur…c’est bon sur le coup mais tu le regrettes souvent ensuite.

__L’encre à la mère

Maman, je comprends maintenant…

Avant d’être maman, je détestais que ma mère me dise : « Attends, tu vas voir quand tu vas avoir des enfants, tu vas comprendre! » Souvent, elle utilisait cette phrase lorsqu’elle était fâchée j’imagine. Honnêtement, je ne m’en souviens pas trop, parce que je n’y prêtais pas trop attention…

En fait, je ne la croyais juste pas. C’est comme l’autre jour, j’ai entendu une fille dire que ça l’énervait les mères qui pensent détenir la vérité sur plein de choses de la vie. Ben je pensais comme ça  aussi, avant. Avant de devenir moi-même une maman.

Parce que oui, y’a des affaires que tu peux pas savoir tant que t’es pas mère. Je dis « des », mais en réalité, c’est une même et unique vérité.

L’amour inconditionnel.

Ça fait quétaine,  mais c’est ça pareil. Parce que tu auras beau aimer ton chum, ton chat, ton chien ou tes amis, plus que tout au monde (c’est ce que tu pensais), tu te rends compte quand tu deviens maman, que jamais tu n’as autant aimé et que jamais tu n’aimeras autant que cet amour que tu as pour tes enfants. C’est grandiose comme amour. C’est magique. Ça  vit dans chaque cellule de ton corps, tout le temps.

Mais comme j’ignorais ça avant, je ne pouvais pas savoir ce que voulait dire ma mère quand elle me disait « tu vas voir… »

Mais maman, je comprends maintenant.

Toutes les fois où  tu m’as punie pour un mauvais comportement, parce que tu voulais faire de moi une personne respectueuse.

Toutes les fois où tu n’as pas voulu m’acheter une surprise à  l’épicerie, car tu voulais m’apprendre la valeur de l’argent.

Toutes les fois où tu m’as servie du foie de veau ou du boudin, parce que tu voulais faire de moi une femme forte et en santé. 

Toutes les fois où tu ne voulais pas que je sorte tard le soir, parce que tu voulais me protéger des dangers.

Toutes les fois où tu voulais que je range ma chambre, car tu voulais faire de moi une personne responsable.

Toutes les fois où tu as pris soin de moi, parce que tu t’inquiétais pour ma santé. 

Toutes les fois où tu m’as aimée sans nécessairement le dire avec des mots.

Toutes les fois, où en tant que femme, tu as dû faire des sacrifices pour mon bien.

Toutes les fois où tu as dû douter de toi en te demandant si ce que tu faisais était la bonne façon d’agir…

Ça n’a pas toujours dû être facile chaque jour. Parce que maintenant que je suis maman, je m’aperçois que ce n’est pas toujours évident. Je fais de mon mieux. Je fais ce que je peux. Mais y’a des jours, où je doute sérieusement de mes capacités maternelles.

Tsé,  le genre de journée où t’es pas trop d’humeur et qu’une fois les enfants couchés, tu tombes sur un article facebook de pseudo psychologue qui nomme les « X choses à ne jamais dire à  ton enfant« , pis que tu te rends compte que ces phrases à  éviter, tu les as pas mal toutes utilisées…dans la même journée.  Outch…

Est-ce que c’est ça que tu voulais dire? Est-ce qu’il t’es arrivé à  toi aussi, de brailler ta vie parce que tu te trouvais poche? Sûrement.

Mais comme moi, tu as dû  aussi te dire qu’être maman, c’est souvent une tâche ingrate. Qu’être maman, c’est se sentir coupable souvent. S’inquiéter tout le temps. Mais qu’au-delà des doutes, y’a l’amour. Cet amour qui survit à  toutes les petites erreurs de jugement de maman trop fatiguée qui a réagit un peu trop sur le coup de l’émotion.

Cet amour qui te déchire par moment le coeur et qui le lendemain d’une journée merdique, te le fais déborder parce que ta petite fille vient te faire un câlin en se réveillant pour te dire que t’es la meilleure maman du monde…

Mais tu  as continuer à  faire de ton mieux. Pis c’est pour ça que je t’aime et que maintenant, je comprends.❤

__L’encre à la mère

Ps. J’aime le boudin maintenant. Pire. J’essaie d’en faire manger à  mes filles. 😉

Quand on m’appelle « madame »…

Toi, le garçon qui emballe mon épicerie, je ne sais pas quel âge tu as…18 ans, 20 ans peut-être? On s’entend,  tu es clairement plus jeune que moi. 

Mais honnêtement,  tu me donnes quel âge? 

Ok, je pourrais presqu’être ta mère du haut de mes 34 ans (et demi…), mais quand tu m’appelles « madame », c’est plus fort que moi, les oreilles me frisent. J’ai comme un petit frisson. Une petite sueur froide qui me parcours l’échine. 

Moi, une madame? 

Ark.

Je le sais, c’est une question de politesse, de service à  la clientèle. Mais si on se croisait dans un autre contexte, genre au gym…je sais pas où, m’appellerais-tu « madame » aussi? #jeneveuxpasvraimentlesavoir

À partir de quel âge on devient une madame? 

Parce que moi, quand je me regarde, oui, je trouve que je vieilli. J’ai  des ridules autour des  yeux, quelques cheveux blancs sur lesquels la teinture s’entête à ne pas tenir, des enfants…mais au fond de mon coeur de jeune fille, je ne me sens pas comme une madame.

Je veux être une éternelle  mademoiselle

En tant que femme, on ne veut pas devenir des « madames ». 

Une madame, ça porte un manteau de fourrure, du rouge à lèvres  qui coule dans les plis de bord de bouche, ça  parle avec un petit accent français, ça se promène avec un chiwawa miniature dans sa sacoche et ça sent le parfum trop fort.

C’est pas que je trouve ça mal de vieillir, au contraire. Mentalement du moins. Mais avoir l’air d’une madame…ça non. 

C’est peut-être juste mon égo qui parle…

Je devrais sûrement accepter de ne plus être une petite jeune auprès de la nouvelle génération. Ce serait plus sage.

Mais ne t’avise pas de m’appeler « madame  »  si on se croise au gym et que tu veux savoir combien de séries il me reste à  faire sur ma machine.                     

Je pourrais être moins gênée qu’à l’épicerie…

                                                                                                       __L’encre à la mère 

Quand le mal arrive en ville 

Un attentat, ça nous affecté tous, mais ça ne nous effraie pas tout à fait réellement tant que ça n’arrive pas chez nous.

Toutes ces attaques meurtrières  des dernières années, elles faisaient peur. Mais c’était ailleurs. On se pensait à  l’abri. On osait croire en cachette qu’on est différent dans notre beau pays et que ces choses-là ne nous arriveraient pas.

Mais l’être humain est influençable.  Où qu’il habite. 

On a l’impression d’avoir évolué, d’être devenu des êtres ayant la faculté de penser. Mais faut croire que certains sont restés  coincés au stade de la survie. 

Au point tel que même la religion devient un ennemi. Si l’autre ne pense pas comme toi, il devient une menace à  ton existence.

Je ne suis pas pratiquante. Je n’adhère à  aucune religion. C’est mon choix.

Je suis pour la liberté de penser. 

Mais si croire en une religion te rend meilleur et te permet de rendre le monde dans lequel tu vis meilleur aussi. Pourquoi pas?

Si pour toi croire en Dieu, quel qu’il soit, te paraît  inutile, tu as le droit aussi. Parce que tu penses que c’est ce qu’il y a de mieux pour toi. Par conséquent, ça devrait aussi  te rendre meilleur et faire du bien autour de toi. Pas vrai?

Juger quelqu’un par sa religion, c’est de la xénophobie. C’est avoir peur de se qu’on ne connaît pas, de ce qui est étranger et qu’on ne comprend pas.

Mais moi, ce que je ne comprends pas, c’est qu’on puisse entrer dans un lieu de culte et tirer sur des gens qui ne dérangeaient personne. Qui ne menaçaient personne. Des gens qui ont une famille qui les pleure maintenant.

Et le mal cette fois, il est venu de chez nous. De notre Québec tranquille qui semble inébranlable.

Je ne comprends pas qu’en semant la peur, on pense récolter le bien.
Est-ce qu’on peut agir en êtres humains qui luttent tous pour la même cause? 

Un monde où la paix et l’acceptation des différences seraient , dans notre coeur, la nouvelle grande religion universelle. ❤

« Imagine there’s no countries 

It isn’t hard to do

Nothing to kill or die for
And no religion, too
Imagine all the people
Living life in peace… You…

You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will be as one »  ___Imagine, John Lennon 🎵



                                                                                            __L’encre à la mère 

Maman retourne à l’école!

Ce n’était pas dans mon plan de vie d’être un jour maman à  la maison. Mais la vie et les circonstances ont fait en sorte que je le suis depuis quelques mois et au moins pour la prochaine année. 

Quand on se retrouve sans emploi, on se retrouve face à  un vide. Et pour le combler ce vide là,  et bien on se remet en question. Sur notre métier,  sur ce qu’on désir comme avenir, sur nos passions…bref, ça  chamboule pas mal d’affaires.

Et comme je ne suis pas du genre à  me morfondre et me tourner les pouces, j’ai voulu rentabiliser mon temps disponible. Je me suis dit « Pourquoi pas un retour aux études? »

Bon, avec une petite puce de 4 ans qui ne va pas à  la garderie et une autre en première année,  pas question pour moi de retourner asseoir mes fesses sur un banc d’école. 

Alors j’ai reluquer du côté de l’université à  distance,  la TÉLUQ pour ne pas la nommer. Tu choisis ton domaine, ton nombre de cours et tu étudies « relativement » à  ton rythme, en ayant tout de même des échéances,  on s’entend.

Donc bing bang,  pas de niaisage,  je fonce et je m’inscris! Deux cours dans le cadre d’un certificat. Toute heureuse, le coeur un peu juvénile de retourner aux études à  34 ans. Je suis confiante, tout ira bien. Le self estime au top du top!

Et la semaine dernière,  j’ai reçu mes documents d’études. Jusque là,  tout va encore bien. C’est excitant. Heille, j’ai même une carte étudiante!!🤓

Et hier matin, date officielle de début de trimestre d’hiver, j’ai ouvert mes manuels d’études. Lu les descriptions de cours,  pris connaissance des travaux à  remettre…et j’ai capoté. Mais solide…

Tsé,  quand ça fait 13 ans que t’as pas étudier de façon sérieuse, t’as un peu oublié ce que c’était.   Les dissertations,  les textes argumentatifs,  la recherche de documentation,  les travaux à  remettre à  temps…

Pis là,  tu te rappelles comment t’étais heureuse d’avoir finit ton DEC. 

Parce que quand tu vas au cegep ou à l’université,  que tu es « dans le bain »comme on dit, tu as une tonne de travaux, mais c’est ça ta vie. Ton univers tourne autour de ça. Mais quand tu as travaillé,  que tu as une famille, des occupations et des obligations, faire une place aux études,  c’est pas si évident. Ça fait peur.

Surtout à  distance, parce que tu dois t’organiser seule avec ton horaire pour respecter le rythme d’études proposé. Ça  implique aussi être capable de faire des lectures en te faisant interrompre aux 2 minutes, de  devoir mettre des priorités sur des choses du genre  « Est-ce que je joue aux petits bonhommes avec ma fille, je lave la salle de bain ou je déprime en voyant le ménage à faire mais je tente de lire? »

Bref, hier matin, j’étais vraiment découragée.

Retourner aux études à  mon âge…veux-tu ben me dire à  quoi j’ai pensé?😨

Mais aujourd’hui, je eu le courage de jeter un autre coup d’oeil à  toute ma paperasse. J’ai étudier comme j’ai pu, le temps que j’ai pu. Pis j’me dis que si dans le temps j’ai réussi, je dois pas être plus conne qu’avant. 

Quel exemple je donnerais à  mes filles (qui trouvent ça bien drôle que leur maman retourne à  l’école)  si j’abandonnais par peur de l’échec et de la nouveauté?

Non, je veux que mes filles comprennent l’importance de croire en elles et leurs capacités , de ne pas avoir peur du changement et d’aller toujours vers l’avant dans la poursuite de leurs rêves. 

Ce ne sera peut-être pas facile, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre!

                                                                                                __L’encre à la mère 

Une promesse plutôt qu’une résolution.

J’ai toujours trouvé très drôles les gens qui attendent le 1er janvier de l’année suivante afin de prendre une résolution…

Je comprends qu’au jour de l’an, on fait le bilan de l’année qui s’achève. On prend conscience de ce qui a été moins bien et aussi de ce qui a fait parti du beau. On se dit que l’année qui arrive est l’occasion d’enfin changer les choses. Comme un vent de renouveau. 

Mais je me demande toujours…pourquoi attendre au 1er janvier?

Parce que même si ce n’est pas toujours facile à appliquer, si quelque chose ne te plaît pas dans ta vie, ça ne devrait pas attendre. Si tu veux être plus en santé,  ça ne devrait pas attendre non plus. Si tu veux être plus heureux…ça ne devrait surtout pas attendre. 

Selon les statistiques, environ 30 % des Québécois prennent une résolution. Environ 53% de ce 30% les tiendront.  C’est donc dire qu’environ 15% des Québécois réalisent vraiment leur résolution. C’est mieux que rien, mais c’est pas beaucoup quand même.

 Pourquoi ? Selon moi, c’est qu’une résolution le 1er janvier, c’est pris après trop de soirées bien arrosées. Quand t’as l’âme fatiguée. Ça l’air gros. Ça devient plus comme une obligation qu’on se donne un peu à reculons (alors qu’on devrait aller de l’avant…) et que l’on devra respecter tout au long de l’année…

Lorsqu’on arrive pas à  tenir notre résolution, on est déçu. C’est un échec. On a pas été capable d’arrêter de fumer, pas été au gym aussi souvent que prévu,  pas été capable de se priver de dessert, pas pris assez de temps pour soi… Et souvent, ça  implique un peu le jugement des autres. Car étrangement, même si une résolution devrait être très personnelle, on la clâme souvent haut et fort.

Et si on se faisait plutôt une promesse? 

Si on se promettait que tout au long de la nouvelle année, on prendra soin de soi? 

Des autres aussi, bien sûr.  Mais pour être présent et attentif aux besoins des autres,  on doit d’abord combler nos propres besoins et être bien avec soi-même. On a trop souvent tendance à  s’oublier alors que la seule personne qui fera de cette nouvelle année une meilleure que la dernière,  c’est nous-même. 

Promettons-nous seulement de nous respecter,  dans nos besoins et nos désirs en constante évolution. De ne pas avoir peur de  sortir de notre zone de confort si nécessaire afin de faire certains changements dans notre vie. De s’aimer et de rester soi-même, avec nos forces et nos faiblesses. De croire en nos rêves et de développer nos passions. D’apprécier la vie, avec ses hauts et ses bas. 

Ne faites pas partie des statistiques et de toutes ces résolutions non tenues.

Soyez seulement à la hauteur de vos attentes.

                                      Bonne année! 😉

                                                                                             __L’encre à la mère 

Parler de moi…mais pourquoi?

Secrètement,  j’ai toujours eu envie d’avoir un blog personnel car j’adore écrire.

Un jour, je discutais avec un ami peintre. Il me disait qu’il aimait lire les textes qui accompagnent mes toiles,  que je devrais écrire plus. À propos de moi, de ma vie, mes histoires… Je lui ai dit : « Parler de moi? Je ne vois pas ce que les gens trouveraient d’intéressant là-dedans. Ma vie est ben ordinaire. »

Il m’a répondu que beaucoup de gens se sentent seuls.  Parfois,  sans qu’on s’en doute, une petite chose que l’on vit et que l’on partage va toucher quelqu’un…et parfois, cette petite chose qui l’a rejoint fait une grosse différence dans sa vie.

Ah ben ça alors…sans le savoir, il venait de dire « la chose » qu’il fallait pour que je me lance et commence à  partager des textes sur mon blog L’encre à la mère. 

C’est pas que ma vie est plus intéressante ou plus belle que la vôtre…loin de là. Et ce n’est pas le but de mon blog.

Je n’ai pas envie de vous faire part de tous mes hauts et mes bas même si j’ai souvent l’impression que ma vie n’est faite que de ça. Une grosse montagne russe d’émotions. Mais  je me suis aperçue qu’en partageant mes pensées,  mes anecdotes, mes angoisses, mes joies…ça faisait réagir les gens.

Parce que dans le fond, même si on a l’impression d’être parfois tout seul à  vivre ce que l’on vit, ben je me rend compte à  travers les commentaires des gens, qu’on vit pas mal tous les mêmes affaires.

La différence je crois,  c’est ce qu’on en fait.

Alors si ce que je pense  ou ce  que je vis peut aider quelqu’un, tant mieux. Chacun y trouve son compte.

On m’a déjà demandé si je recevais parfois des commentaires négatifs suite à la publication d’un texte. Oh que oui!! Et c’est normal. On ne peut pas tous avoir la même opinion sur tout. Et je respecte ça.  Comme j’ai le choix aussi de publier ou non les commentaires désobligeants…

Bref, ce que je veux dire,  c’est qu’aujourd’hui,  avec les réseaux sociaux,  on a la chance de pouvoir atteindre plus de gens, de partager un peu notre vécu. Alors si vous avez envie de parler de quelque chose,  ne vous demandez pas si ça va plaire ou non, faites-le!

D’abord pour vous, car l’écriture est un exutoire extraordinaire.

 Et ensuite, qui sait, vous ferez peut-être la différence dans la vie de quelqu’un qui avait juste besoin que l’on mette des mots sur ce qu’il vit.  ❤

                                                                                            __L’encre à la mère 

Ce petit sac à deuils que l’on doit porter…

Dans la vie, il y a toutes sortes de tabous. La mort en est un. Un gros.

Dès la petite enfance, c’est un sujet qui nous fait peur. Les grandes personnes évitent d’en parler aux petits de peur qu’ils ne comprennent pas…alors qu’eux-mêmes ont bien de la difficulté à  l’accepter..

En fait, on agit comme si ça  n’existait pas...comme si le fait de ne pas en parler faisait en sorte que  ça n’existera pas. Jamais. On ne veut pas mourir. On ne veut pas voir les gens qu’on aime partir. Parce que la mort, c’est pas réel…c’est pas tangible. On ne veut pas y croire. Croire que ça peut arriver.

Jusqu’à ce que ça  nous frappe en pleine face. Je dis « frappe », parce que lorsqu’on perd pour la première fois une personne qui nous est chère,  c’est l’effet que ça fait. Un énorme coup de poing dans le coeur. 

J’ai perdu mon père il y a 9 ans. Le 14 decembre. Juste avant Noël. Une crise cardiaque foudroyante à 65 ans. La derniere fois que je l’ai vu, c’était  un mois plus tôt, lors de mon anniversaire. Il est décédé sans avoir le temps de dire au revoir à  personne. Et sans que personne n’ait le temps de lui dire adieu. 

Et c’est là que tu te rends compte que la mort, quand ça te touche de façon plus personnelle, c’est pas si irréel que ça  . Que oui, ça  peut arriver à  n’importe qui, n’importe quand. Comme ça ,  sans raison ni crier gare.

Et le pire dans tout ça, c’est que plus tu vieillis, plus tu réalises que tu perdras les gens que tu aimes. Et de plus en plus. Parce que la mort, aussi ridicule que ça  puisse paraître à dire,  ça  fait partie de la vie… c’est une petite étincelle de Big Bang qui s’éteint quelquepart dans l’univers . 

 Un petit souffle d’âme qui s’envole on ne sait trop où

C’est à  ce moment-là  que tu rassembles ta peine, tes regrets, tes « j’aurais donc dû… », ton amour et tes souvenirs pour cette personne qui t’as quittée et que tu  mets tout ça dans ton petit sac à deuils. Au début, tu le détestes ce petit sac de malheur. Tu le gardes toujours  bien fermé parce que l’ouvrir ferait trop mal. Tu le places sur ton épaule, comme un petit baluchon qui avec le temps deviendra toujours un peu plus lourd à porter.

Mais même si son poids te fait courber un peu l’échine, qu’il rend parfois tes pas un peu plus pénibles pour aller de l’avant, dis-toi que quand tu t’ennnuies,  t’as le droit d’arrêter sur le bord du chemin et l’ouvrir pour y regarder un peu…

Parce que dans l’fond, ce qui fait peur dans la mort, c’est que tout ce qui subsiste, ce sont les souvenirs dans le coeur de ceux qui restent. Et la mémoire étant une faculté qui oubli ,  on a peur d’oublier. Que les traits du visage s’effacent, que le timbre de la voix s’estompe…que le temps ne se souvienne plus et qu’ un jour on ne se rappelle plus de l’essentiel…

Mais malgré ce qu’on pourrait croire, malgré la peine que suscite un départ , la vie est drôlement bien  faite. Car non, on n’oubliera jamais. Parce que bien que la mort soit intangible et incompréhensible ,  ce qui fut jadis était bien réel .  Et le temps n’efface rien.

Le temps adoucit la peine et le petit sac à  deuil devient plus lourd…mais plus lourd de souvenirs heureux. 

Alors oui, tu as le droit, quand la nostalgie te tiraille le coeur ,  de l’ouvrir ton petit sac. D’y replonger un peu. 

Parce qu’avec le temps, même si parfois ça  peut être  long, ce qui se cache dedans, c’est de plus en plus beau.

 En tout cas, aujourd’hui, je regarde dans le mien et ça me fait du bien…❤

                                                                                                  __L’encre à la mère